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25 magasins de Jean-Delatour fermés en attendant la liquidation judiciaire

25 magasins de Jean-Delatour fermés en attendant la liquidation judiciaire

Avr 13, 2017

La crise finit par emporter les magasines du groupe de bijouterie, Jean-Delatour. En effet, 25 magasins de la marque de luxe ont fermé leur porte avant même que la décision de la liquidation judiciaire ne soit prononcée. D’autres points de vente ont déjà baissé leurs rideaux.

Des procédures judiciaires à l’encontre du groupe

La décision de la liquidation judiciaire des magasines de Jean-Delatour était en effet attendue auprès du tribunal de commerce de Lyon. Ainsi, 170 emplois sont menacés dont 50 postes se trouvant au siège social du groupe, se trouant à Vénissieux dans le Rhône. Sur ce site se trouve également les ateliers de production de la société, le centre de stockage et un magasin.

En 2014, le groupe a déjà souffert de la crise économie en enregistrant une baisse de 9,4% de son chiffre d’affaires pour l’année 2013. Balayé également par une très forte concurrence, Jean-Delatour a fini par être placée en procédure de sauvegarde pour une durée de six mois. Il s’agissait de la maison mère du groupe, l’administration de la logistique, le centre de fabrication et les points de vente. De l’autre coté, d’autres magasins ont été directement placés en redressement judiciaire. Ces procédures requièrent le recours à un administrateur judiciaire pour trouver les issues favorables pour restructurer l’entreprise.

La situation étant inchangeable, l’avis de la liquidation de ses 25 boutiques ne va plus tarder à arriver. « La procédure de liquidation judiciaire entraine la fin de l’activité de l’entreprise et le licenciement de son personnel », explique l’administrateur judiciaire. C’est ainsi la fin pour le bijoutier qui avait été fondé en 1978, crée sa première horlogerie en 1981 à Vénissieux et réalisé de très bonnes performances économiques avant que la crise n’arrive.

Jean-Delatour se paye les conséquences d’un ancien braquage

Autre que la crise économique et les problèmes de concurrence, le groupe bijoutier a été victime d’un grand braquage en octobre 2011 qui a touché son magasin à Brives-Charensac, déjà implanté sur les lieux depuis 2006. A l’époque, les casseurs ont pu mettre leurs mains sur la somme de 800000 euros de bijoux. L’un des auteurs a été jugé et condamné, l’année dernière, à dix ans d’emprisonnement.

Le magasin qui emploie aujourd’hui deux salariés a fermé ses portes pour s’ajouter à la liste des boutiques de la marque qui ont fermé et qui ont causé la suppression de 170 emplois.